Le dossier est consultable en Mairie de Languédias du 14 février au 1er mars 2005.
Le commissaire enquêteur, Monsieur André GILBERT sera présent les 16/2, 22/2 et 01/3 de 8h30 à 11h30. N'hésitez pas à venir le rencontrer et à porter sur le registre vos commentaires et appréciations. Le dossier et le registre sont à votre disposition tous les jours d'ouverture de la Mairie. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez également faire part de vos observations par courrier.
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| Ce qui est en train de se tramer |
La pierre a toujours été la richesse de Languédias : célèbre dans le monde entier, l'exploitation, jusqu'ici noble et artisanale, de notre granit va, avec le projet d'extension des carrières Lessard, laisser place au pillage industriel que représente l'extraction des granulats.
1 000 000 de tonnes d'ici 5 ans, 12 hectares d'extraction à proximité immédiate de nos habitations, des éléments de notre patrimoine et du tout nouveau centre de Bel-Air pour enfants épileptiques. |
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| Outre les risques liés au transport et à la manipulation d'explosifs, les tirs de mines, précédés d'une sirène vont représenter une nuisance sonore et un stress non négligeables pour l'ensemble de la commune. Il semble douteux que ce soit très bon pour les enfants soignés au Centre de Bel-Air. On peut également s'attendre à l'apparition de fissures dans les maisons dans un rayon de 3 Km. Que dire aussi de leur valeur dans ce genre d'environnement ! |
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La poussière qui représente une menace réelle pour notre santé (Allez donc faire un tour du côté de la carrière de Quélaron...), viendra s'ajouter aux 60 à 80 rotations quotidiennes de camions entre les deux sites. Là encore, nombre d'entre nous ont pu constater le souci que mettent les chauffeurs à respecter les limitations de vitesse, particulièrement lors de la traversée de Bel-Air.
Le plan du projet, consultable dans le dossier de l'Enquête Publique en Mairie, prévoit l'installation sur le site de deux cuves de 50 000 litres d'hydrocarbures à quelques dizaines de mètres des habitations.
Par la suite, un concasseur, en remplacement de celui, vieillissant, de Quélaron, viendra ajouter encore aux nuisances du projet. |
| Quels bénéfices pour la commune ? |
La question posée plusieurs fois n'a reçu aucune réponse satisfaisante :
En matière de taxe professionnelle, le siège social de l'entreprise se trouvant sur le territoire de la Communauté de Communes de Broons, aucune rentrée fiscale n'est à attendre pour Languédias avant au moins une quinzaine d'années, date de l'éventuelle installation du futur concasseur, sous réserve que la législation dans ce domaine n'ait pas été réformée comme il semblerait que ce soit le projet du gouvernement. |
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Pour ce qui est de l'emploi, questionné lors de la réunion qui s'est tenue à la Mairie, Monsieur Lessard a évoqué la création «probable» de trois ou quatre emplois (Voir Le Petit Bleu du 10/2/2005) :
MENSONGE ! Le dossier d'enquête publique n'en prévoit pas plus de deux qui pourraient venir s'ajouter aux 7 déjà existants. Cela semble bien peu pour justifier la dégradation de la qualité de vie de centaines de personnes. |
| Encore un mensonge : |
Dans le dossier d'Enquête Publique figure un document pour le moins surprenant. Il s'agit d'une «Attestation de Propriété» signée par M. Bertrand LESSARD en date du 3 septembre 2004, où il est écrit : «L'acquisition des chemins communaux compris dans le périmètre du projet de la zone A de la carrière de Quélaron-Petit Tertre est en négociation avec la commune de MÉGRIT. Ceux compris dans le périmètre du projet de la Zone B sur la commune de LANGUÉDIAS appartiennent dorénavant à la S.A.S. des Carrières de Guitternel»
Il s'agit tout simplement d'un faux, destiné à tromper les services préfectoraux qui n'auraient autrement pas accepté l'ouverture de l'enquête publique. Si effectivement un avis favorable a bien été donné par le Conseil Municipal le 21 novembre 2003 sur la «vente de certains chemins sous réserve de clauses précises
».
Vérifications faites, aucune enquête publique n'a été mise en œuvre pour concrétiser cette opération, et le Conseil Municipal conserve la possibilité de revenir sur sa décision. |
| À propos du respect de la procédure d'autorisation |
Le schéma de la procédure tel que défini par la DRIRE (Voir le site de la DRIRE), prévoit AVANT L'OUVERTURE DE L'ENQUÊTE PUBLIQUE la consultation des conseils municipaux concernés par le projet. Cet avis n'a pas encore été demandé. |
| Autres remarques : |
Dans l'annexe 3, qui est la seule abordable par les non-spécialistes, page 15 : Commodité du voisinage «les habitations concernées par les aires d'extraction sont les habitations de Quélaron, le Fournet et la ferme de la Burie, comme actuellement»
Dans cette annexe, il n'est question ni du Vieux-Bourg, ni de Bel-Air. Oubli accidentel ?
Même page : La santé (tient en 4 lignes) «Seules les émissions de bruit et de poussières sont susceptibles d'avoir un effet sur la santé des personnes exposées et des mesures seront prises pour les réduire.»
Quelles mesures ? Il n'y a aucune précision sur ce sujet.
Page 18 : Intérêt géologique
Intérêt de l'extension ultérieure VERS LE NORD des deux zones. |
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